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Petit guide pour travailler assis

10 Nov 2018

Petit guide pour travailler assis

Travailler longtemps assis peut provoquer des douleurs et constitue un risque pour la santé. Trouvez dans ce guide de précieux conseils pour un aménagement optimal du poste de travail et comment vous pouvez aider vos salariés à se protéger des conséquences néfastes du travail assis.

Au travail, sur le chemin du travail et pendant leur temps libre, beaucoup de gens passent une grande partie de leur journée assis. Il est prouvé qu’être assis trop longtemps et trop fréquemment nuit à la santé.  Avec en moyenne 7 heures 26 par jour en position assise, les européens ne sont pas des bons élèves en matière de sédentarité. Toutes les activités réalisées en dehors des heures de sommeil au repos, c’est-à-dire assis, allongé ou en position debout sans bouger, sont considérées comme sédentaires. Par exemple: se déplacer en voiture, regarder la télévision, travailler sur ordinateur, attendre le métro. Ce temps ne devrait pas dépasser 7 heures par jour.  Et précision de taille, les effets délétères de la sédentarité se manifestent indépendamment du niveau d’activité physique pratiquée. Obésité, risque de diabète de type 2, dépression et anxiété, risque de cancer de l’endomètre, maladies cardiovasculaires et réduction de l’espérance de vie,.. nous connaissons les conséquences de l’inactivité. Les absences au travail sont plus nombreuses et des coûts considérables en résultent, non seulement pour la personne concernée, mais aussi pour l’employeur. 

  • Être assis de manière ininterrompue fatigue et pèse sur l’ensemble du corps;
  • Être assis longtemps entraîne souvent des douleurs au dos et aux jambes;
  • Un travail effectué principalement sur des écrans peut causer des douleurs aux mains, aux bras, à la nuque et au dos.

Les facteurs suivants constituent une contrainte supplémentaire en cas de travail assis:

  • Des postions inconfortables doivent être adoptées;
  • Les objets en travail et éléments de commandes situés en dehors de la zone de préhension;
  • Une position inconfortable de la tête doit être adoptée;
  • L’espace libre pour les pieds, les jambes et/ou les bras insuffisant;
  • Des sièges ou positions de siège inadaptés sont utilisés;
  • La position assise dure plus de quatre heures par jour;
  • Il n’existe aucune possibilité de se lever de manière régulière;
  • Le hauteurs de l’assise et de la surface de travail ne sont pas adaptées à la taille et à l’activité.

Recommandations pour les postes de travail assis

  • Alterner entre les positions assise et debout

Il est particulièrement efficace de travailler en alternance assis et debout. Un bureau dont la hauteur peut être réglée au moyen d’un mécanisme électrique peut faciliter le passage debout et assis. La position assise doit fréquemment être interrompue par des mouvements et des ruses debout. Toutes les heures par exemple, une pause active.

  • Les appuie-fesses offrent de la stabilité

Un appuie-fesses soutient la stabilité en cas de travail devant un ordinateur ou de travail de précision. La hauteur des appuie-fesses doit elle aussi être réglable.

  • Hauteur adéquate du siège et du plan de travail 

Pour le travail assis, la hauteur de la table et du siège doivent être réglées l’une en fonction de l’autre. Seules des tables et des chaises réglables en hauteur permettent d’obtenir une position naturelle. La distance entre la table et l’assise doit être adaptée à la taille du travailleur et à l’activité concernée.

  • Adapter la hauteur du plan de travail à l’activité

Pour la plupart des activités (y compris le travail sur des écrans), la table devrait être environ à la hauteur des coudes en position assise. Si le travail demande un effort musculaire (par exemple en cas de montage), la table devrait être réglée environ 2cm plus bas. Pour les travaux fins et de précision (par exemple avec une loupe ou pour le montage de précision), la table doit être réglée plus haute afin que la tête ne doive pas être penchée trop fortement vers l’avant.

  • Repose-pieds

Des repose-pieds peuvent être utilisés comme pis-aller lorsque le plan de travail est trop haut. Les repose-pieds empêchant les mouvements spontanés et inconscients des pieds, il faut dans tous les cas privilégier des réglages corrects de la hauteur du plan de travail et de l’assise.

  • Adapter la chaise à la taille

Lorsque le travail s’effectue en position assise, la hauteur de la chaise doit pouvoir être réglée. La hauteur est correctement réglée lorsque les genoux forment un angle droit, les cuisses reposant régulièrement sur le siège et les pieds étant entièrement posés sur le sol. Il doit aussi être possible pour les personnes de petite taille de s’asseoir complètement au fond de la chaise pour que son dossier apporte un bon soutien. Pour pouvoir plier les jambes vers l’arrière, une distance de deux largeurs de doigts environ doit perte conservée entre l’arête avant de la chaise et l’articulation du genou.

  • Réglage adéquat du dossier

La hauteur et l’inclinaison du dossier doivent être réglables. Le dossier doit permettre de s’appuyer en arrière pour soulager le dos. La mécanique doit être réglée de telle sorte qu’un changement de la posture assise en position droite ou penchée en avant ou en arrière ne soit ni trop dur, ni trop facile. Un bouton de réglage se trouve souvent sous l’assise. Le dossier ne devrait être fixe que lorsque du travail de précision doit être effectué.

Sources

Etude européenne sur la sédentarité, publiée par Harris Interactive, sondage réalisé du 13 au 23 avril 2018 sur 8 échantillons de 500 personnes dans chaque pays.

SECO – Direction du Travail de la Confédération Suisse: www.seco.admin.ch