Blog

Les choses bougent à Ignilife, voici nos dernières nouvelles

Burn-out : mieux comprendre pour agir dans les entreprises

22 Août 2019

Burn-out : mieux comprendre pour agir dans les entreprises

 

Le syndrome d’épuisement professionnel (burn-out) est l’ennemi numéro 1 de la productivité et du développement professionnel. Selon une étude menée par Gallup auprès de 7 500 employés, 67 % d’entre eux ont déclaré présenter les symptômes de la maladie. Ces personnes sont plus susceptibles de s’absenter, ce qui compromet les objectifs de rendement de l’organisation.

Dans cet article, nous présentons une vue d’ensemble de cette situation, en montrant les impacts sur la santé de l’entreprise. Il est possible de mettre en place un ensemble de mesures correctives et préventives pour affronter ce problème.

Qu’est-ce que le syndrome d’épuisement professionnel ?

Le burn-out est un trouble psychique mentionné pour la première fois en 1974 par le Dr Freudenberger. Aussi connu sous le nom de syndrome d’épuisement professionnel, il a été reconnu comme une maladie en 1990 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le cadre de la CIM-10.

Cependant, il a fallu attendre 2019, pour qu’elle soit définie comme une maladie professionnelle par la CIM-11, avec le concept d’être  » le résultat d’un stress chronique dans l’exercice de la profession qui n’a pas été géré avec succès « . Littéralement, le terme burn-out signifie « brûler jusqu’au bout » et définit clairement cet état d’épuisement profond subi et ressenti par le travailleur.

Quelles sont les causes du syndrome d’épuisement professionnel ?

La maladie est principalement identifiée chez les professionnels qui se consacrent à l’extrême pour obtenir des résultats, mais qui se sentent frustrés par le fait que leurs attentes ne sont pas satisfaites. En général, cela se passe en silence, mais c’est plus fréquent que beaucoup ne l’imaginent.

Selon une étude de l’International Stress Management Association (ISMA), 72 % des personnes se sentent malheureuses au travail. Pour 89 % d’entre elles, c’est lié à un manque de reconnaissance, 78 % parce qu’ils se sentent dépassés et 63 % ont des problèmes de relations interpersonnelles.

Toujours selon l’ISMA, on estime que 32 % des personnes souffrent du syndrome, mais elles n’en sont pas toujours conscientes. Cela peut se produire en raison du manque d’implication de l’entreprise dans les questions liées aux habitudes de santé et de bien-être. Ainsi, ils ne perçoivent pas ces symptômes.

Quels sont les symptômes du burn-out ?

Selon l’OMS, cet épuisement se caractérise par 3 dimensions :

  • épuisement émotionnel du collaborateur, dans une tentative d’essayer encore plus fort
  • sentiment de perte après des exigences négatives de l’entreprise par rapport à sa performance ;
  • manque voire absence d’estime.

Cependant, le collaborateur n’est pas toujours capable de percevoir ces signes, car il s’agit d’un diagnostic posé par des professionnels de la santé, tels que les médecins du travail, les psychologues et les psychiatres. Cependant, le soutien des amis, des membres de la famille et des dirigeants peut contribuer à l’identification des symptômes et donc à l’action :

  • fatigue, tant physique que mentale ;
  • de forts maux de tête ;
  • perte ou augmentation de l’appétit ;
  • douleur sur tout le corps ;
  • l’hypertension artérielle ;
  • rythme cardiaque rapide ;
  • des reflux et des rhumes ;
  • l’usage exagéré de stimulants tels que le café, le soda et les cigarettes ;
  • l’isolement ;
  • difficulté à dormir ;
  • manque de concentration ;
  • des variations d’humeur ;
  • des sensations négatives constantes, telles que l’insécurité et le défaitisme.

Les impacts du burn-out pour l’entreprise ?

L’absentéisme est l’un des plus grands indicateurs d’insatisfaction dans les entreprises. Bien sûr, cela ne signifie pas que l’absence de chaque employé est due au syndrome d’épuisement professionnel. Toutefois, il est important de mesurer la récurrence et les raisons de ces absences, qu’il s’agisse de retards, de sorties anticipées ou d’absences, même si elles sont justifiées.

Le taux élevé d’absentéisme a de graves répercussions sur la productivité, entravant l’atteinte des résultats et, par conséquent, entraînant des pertes financières. Toutefois, cet indicateur n’est pas le seul à devoir être analysé. Le présentéisme, peut aussi signaler les mêmes problèmes, puisque l’employé est physiquement présent, mais mentalement absent.

L’épuisement professionnel est un syndrome qui a touché plusieurs personnes en état d’épuisement au travail. Le traitement est clinique et, pour cette raison, il est essentiel que les organisations investissent dans les pratiques de médecine du travail. La pratique d’activités physiques et l’investissement dans les loisirs sont également des recommandations médicales.

Tout cela nécessite des mesures émergentes au sein de l’entreprise pour prévenir la santé mentale. La façon la plus efficace de prévenir le syndrome d’épuisement professionnel est d’investir dans des actions RH pour stimuler l’équilibre entre le travail et les loisirs et promouvoir une meilleure qualité de vie pour les employés.