Blog

Les choses bougent à Ignilife, voici nos dernières nouvelles

De la bonne gestion du conflit

7 Juin 2019

De la bonne gestion du conflit

Les conflits sont inévitables. Ils se définissent comme « la rencontre de sentiments ou d’intérêts qui s’opposent ». Un conflit c’est ne pas être d’accord, être confronté à l’insatisfaction. On peut essayer de l’éviter, de l’affronter ou bien chercher un compromis. Sachez que tout le monde peut sortir vainqueur d’un conflit. Il suffit d’y mettre du sien.

Refus d’une formation, absence de reconnaissance, accumulation de petites frustrations…, sont autant de situations potentiellement transformables en conflit. On parle d’ « événement choc déclencheur ». Mais le conflit peut aussi provenir du « retrait d’un élément modérateur » comme le changement de supérieur hiérarchique ou le départ des enfants. Pour Yvan Potin, professeur à Paris, neuf types de conflits peuvent naître, tous solubles : le conflit d’intérêt, de pouvoir, de génération, le conflit mimétique, idéologique, le conflit latent, de concurrence, le malentendu et le conflit constructif/destructif.

 

Écoute, diplomatie, empathie

Comment ? Selon la méthode développée par Thomas et Kilmann, tous les conflits proviennent de deux grandes causes : « Celle liée à l’organisation, et celle liée à la personnalité ». On retrouve ainsi les dysfonctionnements dus à la mauvaise répartition des tâches, à l’absence d’objectifs clairement définis, au manque de moyens, au caractère, au besoin de reconnaissance, etc. Si ces conflits ne sont pas gérés convenablement, « ils peuvent avoir des conséquences négatives voire dramatiques sur l’individu » explique le Professeur Potin « perte de confiance, de performance, de dynamisme, problèmes de santé, et, en milieu professionnel : baisse de productivité, mauvaise image externe, etc. ».

 

Plutôt tortue ou renard ?

Thomas et Kilmann catégorisent les individus en fonction de leur façon de réagir face au conflit : Vous êtes Tortue si vous l’évitez, Requin si vous l’affrontez, Nounours si vous concédez, Renard si vous transigez et Chouette si vous collaborez. La solution pour sortir « gagnant-gagnant » d’un conflit est d’être plutôt Renard ou Chouette, c’est-à-dire essayer de négocier grâce à la panoplie du parfait disciple de la maîtrise de soi et de l’autodiscipline. Bref, en usant de communication non violente : écoute, diplomatie, empathie. On se met à la place de l’autre, de ce qu’il a pu ressentir ou comprendre face à la situation, on l’écoute et on essaie de créer un « climat de compréhension », en posant des questions pour clarifier les choses et parvenir à un dialogue constructif. « Les mots sont des fenêtres ou des murs », expliquait feu Marshall Rosenberg, psychologue américain.

 

Sources :

« Conflits : Évènements déclencheurs », sherpamediation.com, 2013.

« La gestion des conflits », Centre de ressources en économie et gestion de l’académie Versailles, Yvan Potin, Professeur, 2008.

« Evaluation du comportement en situation de conflit », Kenneth W. Thomas et Ralph H. Kilmann, 1974.

« Les mots sont des fenêtres (ou des murs) : Introduction à la communication non-violente », Marshall Rosenberg, Ed. Jouvence, 1999.