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Le syndrome de l’imposteur : de quoi parle-t-on et comment le reconnaître ?

29 Août 2019

Le syndrome de l’imposteur : de quoi parle-t-on et comment le reconnaître ?

 

« Oui, mais j’ai eu de la chance », “Ils m’ont pris parce qu’ils me trouvent sympa”,”Je ne le mérite pas”, …
Vous ne l’avez peut être jamais entendu, mais certains de vos collaborateurs peuvent avoir ce genre de pensée à leur sujet. Si douter de soi-même est normal, on parle de syndrome de l’imposteur lorsque cette remise en question est constante.

Dès lors, la situation est grave et c’est pourquoi votre direction doit être au courant des symptômes possibles de ce problème, car il peut avoir des répercussions sur la productivité et le bien-être du professionnel.

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

Cette condition est connue par la sensation constante de fraude de la part de l’individu. Il se sent disloqué et pas préparé à l’environnement dans lequel il évolue. Selon des études de psychologie, ce sentiment est ressenti par 70 % des gens à un moment donné de leur vie et 20 % de la population présenterait ce syndrome (Chassangre et Callahan, 2017).

Le syndrome de l’imposteur affecte les personnes dans différents scénarios, mais il se manifeste en général dans l’environnement de l’entreprise, puisque le professionnel y trouve des défis qu’il ne se sent pas capable de relever.

Les personnes affectées par ce syndrome, peuvent travailler énormément dans le but d’être toujours en avance et compenser ainsi sa pensée négative.
Il arrive également que ces personnes remettent à plus tard, parce qu’elles pensent échouer ou parce qu’il est plus facile de parler de leur lenteur, que d’entrer dans le domaine de la compétence ou de l’incompétence.

Bien que ce type de phénomène soit complexe à déceler, certains comportements peuvent alerter :

  • une tendance à dénier les compliments
  • une incrédulité quant à un succès lié à leur travail
  • une tendance à mettre en valeur la chance plutôt que le mérite lors de l’accomplissement de certaines tâches
  • une insécurité lorsqu’il s’agit d’entrer en relation avec les supérieurs
  • la peur d’être exposé
  • une résistance à de nouveaux projets ou défis.

Quel est l’impact de cette image sur le travail quotidien ?

Le bien-être du collaborateur est profondément affecté par ce problème, car il se sent peu en sécurité et découragé. Le syndrome de l’imposteur s’accompagne constamment d’anxiété et peut même évoluer en dépression.

Une personne atteinte du syndrome peut aussi mettre de côté sa participation à de nouveaux projets ou éviter de donner des idées parce qu’elle pense qu’elle ne réussira pas bien. Cela nuit à la performance de l’équipe dans son ensemble.

Comment l’entreprise peut-elle aider ?

Les professionnels atteints du syndrome de l’imposteur sont plus nombreux qu’on ne l’imagine et, pour que les organisations aient des équipes en santé, il est nécessaire de combattre ce type de pensée par des actions d’engagement, d’encouragement et de sensibilisation.

La direction d’une entreprise joue un rôle central dans ce scénario, puisqu’elle peut adopter des mesures pour s’assurer que de telles conditions psychologiques soient traitées. Voici quelques initiatives qui peuvent être adoptées :

  • soutien psychologique pour les membres de l’équipe ;
  • utilisation d’outils numériques qui motivent et inspirent les professionnels ;
  • mise en œuvre d’une culture de rétroaction ;
  • système de reconnaissance individuelle et d’équipe ;
  • égalité de rémunération entre les hommes et les femmes occupant le même poste ;
  • des programmes d’encadrement et de mentorat.

Nous espérons que ce contenu vous a permis de comprendre ce qu’est le syndrome de l’imposteur et comment votre entreprise peut aider les employés à changer cette situation et à atteindre leur plein potentiel. Accompagner ces employés leur permet de s’accomplir personnellement et cela bénéficie à l’ensemble de l’entreprise !