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Movember: des moustaches contre le cancer de la prostate

19 Nov 2019

Movember: des moustaches contre le cancer de la prostate

 

Depuis 2003, une agitation frénétique autour de la pilosité est décelée, novembre venu : c’est le mois de la moustache. Si l’initiative de la Movember Foundation prête à sourire au premier abord, ce remue-ménage a pourtant permis de récolter, jusqu’à aujourd’hui, 485 millions d’euros à travers le monde, donnant lieu au financement de plus de 1000 programmes portant sur le cancer de la prostate.

 

Une moustache, pourquoi faire ?

Avec 71 000 nouveaux cas estimés en France en 2011, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. Partant du constat que repéré assez tôt, ce cancer se guérit dans 90 % des cas, la Movember Foundation s’est donné comme mission première de sauver des vies en sensibilisant au dépistage. Afin d’offrir de la visibilité à cette maladie dont on ne parle pas assez, c’est en Australie que le mouvement commence : laisser pousser sa moustache pendant 30 jours comme lutte contre le cancer de la prostate. Cette façon ludique d’aborder un sujet grave fait des émules. S’ils étaient 30 au commencement à arborer fièrement cette moustache, aujourd’hui ce sont des millions de personnes qui participent au Movember à travers le monde : timides ou exubérantes bacchantes, bleutée ou à la Errol Flynn, l’important c’est d’éveiller la curiosité, de pousser au questionnement et à l’implication.

 

Le dépistage, comment cela se passe ?

La prostate est une glande masculine située en-dessous de la vessie, en face des intestins. Elle produit un fluide qui protège et enrichit le sperme. L’aspect inquiétant de ce cancer, est qu’il se développe bien souvent sans que l’homme n’ait remarqué l’apparition de symptômes.

Afin de lutter contre cette maladie, mieux vaut bien la connaître et s’informer. Les facteurs de risque de son développement sont : l’âge ( plus un homme est âgé, plus il est susceptible d’être diagnostiqué ), les antécédents familiaux ( cas de cancers similaires chez un membre de la famille ) et l’appartenance ethnique ( plus de cas chez les hommes noirs africains et afro-antillais ).

Il n’existe pas de programme de dépistage organisé. Le dépistage du cancer de la prostate fait débat et n’est pas bien codifié. Aujourd’hui, la décision de dépister se prend au cas par cas par le médecin traitant ou l’urologue en accord avec le patient. Les examens possibles sont le toucher rectal et le dosage des PSA dans le sang. En aucun cas un taux de PSA élevé ne suffit à affirmer un diagnostic de cancer (ils peuvent s’élever dans d’autres circonstances), des biopsies sont nécessaires.

 

Sources :

https://movember.com/

https://www.ligue-cancer.net/article/6397_les-chiffres-cles-des-cancers

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20140311.OBS9163/le-cancer-de-la-prostate-symptomes-depistage-traitement.html